Fin de vie

25/02/2026

La fin de vie est un sujet qui transcende les clivages tant il interpelle notre vécu personnel, nos convictions intimes profondes, toutes respectables.

Alors que la moitié de la population susceptible d’y recourir en est privée, les Français demandent un accès de tous aux soins palliatifs.

L’enjeu est majeur pour soulager les souffrances en fin de vie. Mais également en raison d’une enquête du Conseil National d’Éthique qui démontre que pour 100 patients réclamant l’aide active à mourir, 90 renoncent à cette demande s’ils sont pris en charge par des soins palliatifs.

Il n’en demeure pas moins que dans 1 cas sur 10 selon cette même étude, la question de l’aide à mourir se pose. Sachant que de toute façon les personnes qui en ont les moyens partent à l’étranger pour y accéder (Belgique, Espagne, Luxembourg, Pays-Bas…).

L’aide à mourir doit rester une exception, la généralisation des soins palliatifs et le respect de la clause de conscience des soignants étant la pierre angulaire de cette loi qui n’impose rien à personne.

Ce droit permet, il n’impose pas. Il vient compléter le développement des soins palliatifs pour répondre à certaines souffrances incurables et insupportables, dans des conditions strictes d’encadrement clairement définies dans l’article 4 du texte :

  • être majeur,
  • être français ou résidant en France,
  • être atteint d’une « affection grave et incurable » qui « engage le pronostic vital » en phase avancée ou terminale,
  • « être apte à manifester sa volonté de façon libre et éclairée »,
  • « présenter une souffrance » étant « soit réfractaire aux traitements, soit insupportable, selon la personne lorsque celle-ci a choisi de ne pas recevoir ou d’arrêter de recevoir un traitement ». Une souffrance psychologique seule « ne peut en aucun cas permettre » de bénéficier de l’aide à mourir.

Sur un sujet aussi complexe, le texte reste néanmoins perfectible avec des propositions qui continueront d’animer le débat parlementaire jusqu’au terme de son examen au Parlement comme :

  • associer le médecin traitant au processus de décision,
  • réunir une commission de contrôle avant le geste,
  • vérifier par un juge l’absence de pression ou d’abus de faiblesse.

Enfin, l’idée d’un référendum consultant les Français semblerait toujours d’actualité. J’y serais pour ma part favorable.

Share This