Je suis favorable à une évolution du droit avec des conditions strictes d’accès à l’aide à mourir, telles que définies dans le texte : affection grave et incurable, pronostic vital engagé, souffrance réfractaire aux traitements, volonté libre et éclairée à toutes étapes de la procédure. Un droit qui doit rester l’exception.
Mais je n’arrive pas à me départir de ce sentiment qu’on met la charrue avant les bœufs, car la priorité doit rester le soin. La clé, c’est les soins palliatifs. 9 personnes sur 10 renoncent à l’aide à mourir s’ils sont pris en charge en soins palliatifs. Pour partir dignement, pour partir apaisé. Mes votes, pour le renforcement des soins palliatifs, abstention sur l’aide à mourir, traduisent une exigence. L’exigence de développer des soins palliatifs accessibles pour tous. Rappelons qu’aujourd’hui un français sur deux n’y a pas accès. La priorité est là.
