Le report des échéances bancaires, des cotisations sociales et des charges fiscales sont précieuses pour nos entreprises en ces temps de crise sanitaire et économique, comme le fond de solidarité mis en place par l’Etat pour ceux qui peuvent y accéder. Mais ces mesures ne suffiront pas à sauver la situation financière de nombre d’artisans, restaurateurs, commerçants, agriculteurs, travailleurs indépendants et libéraux en France.

C’est pourquoi, dans la course de vitesse engagée pour enrayer l’épidémie économique, il faut passer la vitesse supérieure en exonérant totalement de charges les acteurs économiques de proximité.

Je demande donc solennellement trois mois d’annulation de charges pour les petites et moyennes entreprises, correspondant au mois de mars, avril et mai, pour commencer.

A l’instar de nos bars et de nos restaurants, elles vivent une situation administrative pour raisons sanitaires dont elles ne sont pas responsables. C’est du bon sens : quelle entreprise peut résister pendant des mois sans aucune recette ou avec des pertes supérieures à 50% de son chiffre d’affaires ?

Comment les acteurs touristiques, au point bas de leur trésorerie à cette époque de l’année, peuvent-ils envisager une saison qui démarre sous les pires auspices ?

Il faut que les pouvoirs publics anticipent et comprennent, qu’en cas de faillite ou défaillance de nos PME et de nos TPE qui maillent l’emploi au cœur de nos territoires, les conséquences pour l’activité et l’emploi seront irréversibles, et l’ardoise pour les finances publiques bien supérieure au coût d’une exonération temporaire totale de charges sociales et fiscales.

C’est en ce sens que j’interviens à nouveau auprès de M. Bruno LE MAIRE, Ministre de l’Economie et des Finances, en espérant que mon appel sera entendu.

Fabrice BRUN, député de l’Ardèche.

Cliquez sur l’image pour consulter mon courrier au format PDF.

 

Article paru dans le Dauphiné Libéré du 9 avril 2020.

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